Le Suquet depuis le pont des Suisses.
Je suis né dans cette maison, au premier plan,
miraculeusement épargnée par le marteau piqueur et "décorée" d'une œuvre d'Art picturale.
Entre 1967 et 1974, le quartier a été défiguré,
amputé d'une bonne moitié pour laisser place à la Voie Rapide.
Une balafre inesthétique, bruyante, polluante, sans âme.
En ces temps là, tout le Piémont s'y était établi : Amaltéa, le coutelier,
Albrizio et Vova les deux coiffeurs,
Sabino, le tondeur de chiens,
Bigarra, l'épicier,
Nicola et Bernardi, les deux boulangers,
Battiste, le "Bon Lait",
Mme Chiotti, la mercière
et, bien sûr, les Bonetto.
Je n'oublie pas Mme Terrassier, la pharmacienne, Graille, le boucher et Eugène, le bistroquet.
Quelques rares autochtones.


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