Ma première
visite à Paris.
Première visite
au Louvre.
Des
kilomètres à pied, des milliers d’œuvres magistrales,
Et tout d’un
coup, dominant la volée d’escaliers Daru
Impressionnante
de force et de beauté
Niké, la victoire
de Samothrace.
Deux tonnes
de marbre blanc, 3 mètres avec ses ailes,
Comment la pierre
massive peut-elle rendre cette légèreté, ce mouvement, cette transparence ?
La tunique
fine si finement ciselée collée sur le corps de la déesse,
Appliquée
fermement par le vent du large.
Le manteau
plus lourd largement replié sur les hanches.
Les ailes
déployées qui semblent prêtes à prendre vol,
Le corps qui
avance, appuyé face au vent.
Une œuvre
d’un sculpteur inconnu.
Qu’importe d’ailleurs
son nom mais merci à lui Seigneur de la sculpture
Pour
l’émotion artistique qu’il m’a donnée dans ma jeunesse
Et qui me
reste aussi vive aujourd’hui.
Grâce à lui
perdurera la victoire des trières athéniennes
Face aux
lourds vaisseaux de la flotte perse et
La ruse des
Grecs qui ont vaincu Xerxès.






