Entre tes murailles de rocs enchevêtrés, ces
contours fuyants, tu étales tes Verts.
Une multitude de verts largement étalés entre 490 à 573 nanomètres.
Narquoise,
tu exhibes ta palette infinie.
Tu me proposes un bain dans l’eau glacée,
dans ce vert qui m’attire comme l’œil hypnotique du magicien.
Vas-y Pépékirigol, à
toi de jouer ! On ne rigole plus maintenant.
Face
à cette profusion de teintes si différentes ma palette me propose un choix bien limité.
Le
vert de Guignet qui ressemble plus au colorant E140 qu’à la riche chlorophylle,
le vert Winsor que la tendance jaune enrichit un peu en luminosité,
le vert de vessie,
pisseux comme il le dit lui-même,
le vert olive qui n’en a jamais vu aucune
et le vert de pérylène, sale, tellement sale.
Mais,
en plus, vicieuse, tu les mélanges ces verts, tu les remues, les déplaces.
A
peine, ai-je perçu une forme nuancée de jaune, qu’elle se dilue, s’évapore.
Tu me
laisses deviner quelques instants les rochers du fond et les voilà partis.
Vivement
que je retourne vers ma maison de campagne, avec ses murs bien jaunes, ses
volets bleus et son toit tout rouge.






