C’était un bel
endroit, c’est là que nous logions.
Quatre
couples de jeunes, au milieu des anciens
Il fallut peu
de temps pour devenir copains.
Il y avait
Vuko, JiPé, Pierrot et Jean
Les dimanches
matins, nous partions en courant
Laissant à
la maison nos épouses chéries
Sitôt perdues de vue, le trot ralentissait
Nous entamions
alors, une marche pépère
Nous parlant
de projets, à raconter ou faire.
Et quand on
revenait, à peine transpirés,
Nous reprenions
le trot tout près de l’arrivée.
Mais les
temps ont passé. Les enfants ont grandi.
Ils se sont mariés
et les voilà partis
Enfin, un jour
Vuko partit pour le Midi
Et JiPé le suivit
en faisant tout autant.
Il ne restait
que Pierre et sa douce Josiane
Mais Josiane
est partie, victime du malin.
On doit héberger Pierre dans un Ehpad lointain.
Et Monique
n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Je me sens un
peu seul et j’ai le cœur bien lourd.






