Toujours prêt à vous déstabiliser par un raisonnement si subtil
qu’un interlocuteur
peu averti pourrait trouver peu compréhensible.
Trésorier de l’Assos, il
s’occupait avec sérieux des finances de la promo.
A l’issue de son cursus
arzémétiesque, il avait choisi d’entreprendre une thèse.
Excellente occasion de
poursuivre une agréable vie estudiantine à la Cité U, pavillon Deutsch de la
Meurthe.
Ici pas de contrôle tatillon des visiteuses comme aux Arts, ici la
liberté totale. Et c’est ainsi que de jeunes et jolies demoiselles
étaient
admises à venir réviser la langue de Molière.
Parmi elles, la plus jolie,
courtisée par tous ces brillants jeunes gens,
attirant les regards admiratifs par
sa blonde chevelure, ses yeux d’eau, sa taille élancée et son port gracieux.
Je
veux parler de Maria et tu m’excuseras Daniel de te délaisser un peu à son
profit.
Bref, une cour empressée et
fervente entourait la blonde suédoise. Mais c’est Daniel qui sut la séduire.
Je
revois encore, 70 ans après, lors d’une réunion de l’Olympe à Cannes,
l’arrivée
de Maria chez mes parents et la tête époustouflée de mon cher Papa.
Nous eûmes l’occasion de faire plus ample connaissance et de
devenir véritablement des amis lors d’un séjour en Suède
avec ce couple. Monique et Maria s’entendaient si bien.
Le soleil de minuit, les moustiques,
les Inuits, Abisko et Lapporten, la Voie royale, le sauna, la douche glacée.
J’en parlerai peut-être à une autre occasion.
Mais, la vie ne fut pas toujours rose pour ces amis. Des
années de chômage et puis, un jour,
elle nous a quittés Maria la belle
suédoise.
Chapeau à Daniel qui sut faire face à ces périodes difficiles avec
courage, conforté par l’amour de ses enfants.






