présentait toutes les conditions propices
à la vie carbonée donc celle de leurs contemporains androïdes.
Un satellite d’observation
confirma ce qu’on pouvait espérer : cette planète, qu’ils baptisaient Gé,
était déserte.
Aucune vie ni végétale, ni animale. Rien. Du sable, du sable à
perte de vue.
Le Haut Conseil autorisa son androformation conformément au
Code Galactique.
Au temps galactique 0, des milliers d’engins automatisés furent
envoyés
pour semer partout une plante xérophyte que les instituts oyatéens avaient
sélectionnée pour cette délicate mission.
Et les Oyatéens laissèrent le temps faire son œuvre.
En l’espace de quelques millions d’années locales, ces plantes
s’étendirent partout
et progressivement d’autres variétés végétales s’appuyant
sur les anciennes, prirent la place.
Peu à peu, Gé fut entièrement couverte de
vastes forêts.
Ce n’est qu’au temps galactique 23 qu’une nouvelle sonde
spatiale
vint déposer sur Gé les germes de la vie animale.
Et les Oyatéens laissèrent le temps faire son œuvre.
Des animaux de plus en plus évolués apparurent en quelques
millions d’années locales.
Il en fallut 200 avant que ne surgisse une espèce nouvelle,
bipède, ouvrière et particulièrement active.
Cette population compléta l’androformation
de la planète.
Partout elle se multipliait, se regroupant en vastes communautés,
dévégétalisant ici, revégétalisant ailleurs.
Au temps galactique 32, une sonde oyatéenne vint préparer l’arrivée
des premiers colons.
Après analyse, elle émit un bref message :
« Gé est désormais impropre à toute vie carbonée. Mission
annulée »






