On connait son histoire. En 1941, le jeune Kouchelevitz, fils
d’immigrés et menacé par les rafles, quitte sa famille et rejoint la zone libre. Il y devient berger mais son instituteur, frappé
par son intelligence, l’incite à présenter les Arts et Métiers. Il en sort
major, change de nom et présente l’X dont il sort major.
Il poursuit par les Mines.
Entré au CEA, il construit le premier réacteur à haut flux. Pendant ce temps, la Direction des Armes du CEA patine et ne trouve pas la formule du thermonucléaire
déjà expérimentée par les Américains et les Russes. Le Président de Gaulle
s’impatiente. Des têtes tombent. Peyrefitte demande à Dautray de prendre les
rênes scientifiques de ce programme. Rapidement la solution est trouvée.
Ensuite les étapes s’enchaînent : miniaturisation des armes nucléaires,
direction scientifique du CEA, Haut-Commissariat tandis qu’il déchiffre la
stratégie scientifique des lasers, des machines à calculer, du spatial et qu’il
rédige un ouvrage fondamental en mathématiques.
Il est reçu à l’Académie des sciences où il s’intéresse aux déchets
nucléaires, à l’effet de serre et à la
biologie. Un parcours sans faute.
Nota : J’ai bien connu ce personnage et travaillé longtemps en son
voisinage. Ce récit pourrait être un peu idéalisé. En ce
qui concerne l’arme thermonucléaire, plusieurs acteurs crédibles estiment qu’il
n’a eu aucun rôle. La découverte en revient à Michel Carayol mais elle ne fut
possible que par le brassage des idées de plusieurs acteurs. J’y reviendrai
peut-être un jour.

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