863.2026.Terreur

Ce jour-là nous avions  organisé un grand jeu de cache-cache. 
Les coins cachés ne manquaient pas au Suquet. 
Pour ma part, je repérai une entrée de maison 
rue du Suquet entre Terrassier et Graille. 
Je poussai la porte. Elle s’ouvrait dans le mauvais sens. 
Le principe de précaution n’avait pas encore sévi. 
Devant moi, un long couloir sombre et fatigué 
aux tomettes encore un peu cernées de blanc, vous savez le « Raidur ». 
Au fond, un escalier conduisant aux étages. 
J’entrai et reculai pour me glisser derrière la porte. 
Je restais immobile dans le silence, 
percevant à peine les cris étouffés des enfants qui jouaient dehors. 
Le temps s’éternisait. 
Soudain, dans l’escalier, parut un homme. Il portait une hache. 
M’apercevant il s’élança vers moi menaçant 
en brandissant son arme. J’étais coincé, terrifié. 
Par quel miracle ai-je pu oser avancer vers la menace 
puis franchir la porte et m’enfuir ? 
Ce n’est que dehors que je pris conscience d’un liquide tiède. 
Pauvre type. Comment peut-on être aussi con ? 
Dieu lui a peut-être pardonné. Moi pas.

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