Ce jour-là nous avions organisé un grand jeu de cache-cache.
Les
coins cachés ne manquaient pas au Suquet.
Pour ma part, je repérai une entrée
de maison
rue du Suquet entre Terrassier et Graille.
Je poussai la porte. Elle
s’ouvrait dans le mauvais sens.
Le principe de précaution n’avait pas encore
sévi.
Devant moi, un long couloir sombre et fatigué
aux tomettes encore un peu
cernées de blanc, vous savez le « Raidur ».
Au fond, un escalier
conduisant aux étages.
J’entrai et reculai pour me glisser derrière la porte.
Je restais immobile dans le silence,
percevant à peine les cris étouffés des
enfants qui jouaient dehors.
Le temps s’éternisait.
Soudain, dans l’escalier,
parut un homme. Il portait une hache.
M’apercevant il s’élança vers moi menaçant
en brandissant son arme. J’étais coincé, terrifié.
Par quel miracle ai-je pu
oser avancer vers la menace
puis franchir la porte et m’enfuir ?
Ce n’est que
dehors que je pris conscience d’un liquide tiède.
Pauvre type. Comment peut-on être aussi
con ?
Dieu lui a peut-être pardonné. Moi pas.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Commentaire