870.2026.Départ

Je reviens un instant sur la place d’Avon
C’était un bel endroit, c’est là que nous logions.
Quatre couples de jeunes, au milieu des anciens
Il fallut peu de temps pour devenir copains.
Il y avait Vuko, JiPé, Pierrot et Jean
Les dimanches matins,  nous partions en courant
Laissant à la maison nos épouses chéries
Sitôt perdues de vue, le trot ralentissait 
Nous entamions alors, une marche pépère
Nous parlant de projets, à raconter ou faire.
Et quand on revenait, à peine transpirés,
Nous reprenions le trot tout près de l’arrivée.
Mais les temps ont passé. Les enfants ont grandi.
Ils se sont mariés et les voilà partis
Enfin, un jour Vuko partit pour le Midi
Et JiPé le suivit en faisant tout autant.
Il ne restait que Pierre et sa douce Josiane
Mais Josiane est partie, victime du malin.
On doit héberger Pierre dans un Ehpad lointain.
Et Monique n’est  plus que l’ombre d’elle-même. 
Je me sens un peu seul  et j’ai le cœur bien lourd.


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