877.2026.On sert l'Aidant.

 
L’Aidant est épuisé. 
Il oublie sa santé. Il souffre de son dos. 
Il perd son moral. Il se met en colère. Il désespère. 
Il oublie les joies de l’existence. Il vit en solitaire. 
Il vit un calvaire. Il risque le glissement, l’aquoibonisme.
Dans sa maladie à deux. Ils sont deux. Tous les deux, seuls.
Il faut serrer les dents comme on le faisait jadis pour affronter l’amputation sans anesthésie.
Mais les bonnes âmes veillent : Anne, Laurent, Cécile, Pauline, 
Elise, Delphine, Virginie, Kevin, Tina, 
Gita, Audrey, Justine, Aurélie, Lætitia, Lauren ... 
Que de patience, que de douceur. Comment les remercier ? Comment leur dire qu'on aime leur Amour ?
Et puis, il y a l’Hôpital, la Sécu, le Département, le Fisc, la SNCF et les Assoc. 
Les innombrables associations, charitables, compassionnelles, généreuses.
Tout un système qui fait ce qu’il peut.
Puisqu’il ne peut rien faire.   
Et si on parlait un peu du bonheur de l’Aidant ?
De ses petits bonheurs du jour : elle a mangé, elle a fait, elle s’est tenue debout, 
elle a marché, un peu, elle a bien dormi.
De ce semblant de sourire, sur son visage las, montrant qu’elle nous comprend sans savoir nous le dire.
Et de son espoir : vivre encore un peu avec celle qu’on aime ?
Pourvou que ça doure ! » disait Letizia

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