880.Néfertiti

1987. Je visite Berlin Est sous le joug soviétique
Je visite le musée de Pergame sur l’ile aux musées.
Des œuvres à vous estomaquer telle la Porte d'Ishtar de Babylone
avec ses briques d'un bleu profond et ses taureaux massifs.
Au détour d’une salle, voilà que m’apparait le buste de Néfertiti.
Néfertiti, « beauté des beautés d’Aton, la parfaite est arrivée ».
Quelle beauté en effet, quelle grâce, quelle finesse !
Les pommettes hautes, la nuque gracile, l’air hautain, une expression royale.
Il faut la voir, tomber amoureux d’une belle de plus de 3000 ans ! 
Elle a perdu un œil au fil des siècles, ce qui n’enlève rien à son allure de déesse.
Elle porte une haute couronne bleue enserrée d'un cobra d’or sacré.
Je découvrirai plus tard au Louvre la statue de son corps.
Nue sous un voile de lin transparent, la taille fine, la poitrine ferme et les jambes galbées.
La nudité était naturelle en ces temps,
destinée  à stimuler le désir d’Aton pour maintenir le cycle de la vie.
On connait l’épopée du couple qu’elle forma avec Akhenaton,
le culte du dieu unique Aton, leur fin tragique.
Peut-être fut-elle la mère de Toutankhamon,
peut-être fut-elle pharaon à la mort de son mari,
peut-être retrouvera-t-on un jour sa tombe.
La belle Néfertiti n’a pas fini de nous surprendre.

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