Je visite le
musée de Pergame sur l’ile aux musées.
Des œuvres à
vous estomaquer telle la Porte d'Ishtar
de Babylone
avec ses
briques d'un bleu profond et ses taureaux massifs.
Au détour
d’une salle, voilà que m’apparait le buste de Néfertiti.
Néfertiti, « beauté
des beautés d’Aton, la parfaite est arrivée ».
Quelle
beauté en effet, quelle grâce, quelle finesse !
Les
pommettes hautes, la nuque gracile, l’air hautain, une expression royale.
Il faut la
voir, tomber amoureux d’une belle de plus de 3000 ans !
Elle a perdu
un œil au fil des siècles, ce qui n’enlève rien à son allure de déesse.
Elle porte une
haute couronne bleue enserrée d'un cobra d’or sacré.
Je
découvrirai plus tard au Louvre la statue de son corps.
Nue sous un
voile de lin transparent, la taille fine, la poitrine ferme et les jambes
galbées.
La nudité
était naturelle en ces temps,
destinée à stimuler le désir d’Aton pour maintenir le
cycle de la vie.
On connait
l’épopée du couple qu’elle forma avec Akhenaton,
le culte du dieu
unique Aton, leur fin tragique.
Peut-être
fut-elle la mère de Toutankhamon,
peut-être
fut-elle pharaon à la mort de son mari,
peut-être
retrouvera-t-on un jour sa tombe.
La belle Néfertiti
n’a pas fini de nous surprendre.


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