296.2014.Coqueluche

Malgré toute leur science,
les marchands de couleur peinent à imiter la nature.
Les verts de la palette ont toujours un aspect
artificiel (au moins les miens!).
Je crois me souvenir que Monet, quasi aveugle, disait qu'il
n'avait aucune peine à reconnaître un pull vert
dans la multitude des verts de la nature.
Turner en utilisait sept différents dans sa palette
pour essayer d'approcher au mieux Dame Nature.
Le rouge du coquelicot, c'est un autre défi.
Comment faire éclater sa joie sur le papier.
Son nom qui vient du vieux français coquerico
rappelle le coq dont la crête rivalise de couleur avec celle du coquelicot.
Mouillé, mon rouge fait illusion mais en séchant, adieu la transparence et l'éclat.
J'ai appelé cette aquarelle Coqueluche pour cette fleur tant aimée des peintres

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