Voilà un bel
exemple de la créativité humaine.
Depuis la plus haute antiquité, Égyptiens, Grecs
et Romains transportaient le vin,
noble nectar ou vil picrate, dans des
amphores au poids d’un âne mort.
Heureusement, nos ancêtres les Gaulois étaient
là.
Certains esprits grincheux parlent de Rhètes, mais laissons-les à leur
mauvaise foi.
Vers 500 avant Jésus Christ (et laissons ces mêmes grincheux
parler d’avant notre ère)
est apparu le tonneau remplaçant rapidement les amphores
pour le stockage du vin.
On ne rendra jamais assez hommage à celui de nos aïeux
qui donna au tonneau sa forme bombée au milieu, la barrique.
Véritable innovation
technologique, la barrique est solide, légère et son stockage tout simple.
La
barrique est un véritable objet de culte national. La barrique est aussi un
objet d’art.
La barrique, c’est une étape dans l’histoire de l’humanité.
Mais
la barrique c’est avant tout un objet scientifique. Sa forme ne doit rien au
hasard.
Elle résulte d’une mise au point optimisée. Quand une barrique roule en
ligne droite,
le cercle de contact avec le sol se situe naturellement près du
diamètre maximal.
Toute petite déviation latérale entraine un couple qui ramène
le tonneau vers l’axe central.
En virage, il suffit d’un effort limité pour
conduire le tonneau.
Ce mécanisme d’auto centrage géométrique est admirable. L’œnologie scientifique en somme.
Il
fait le bonheur des marchands de vin comme Marius représenté ici rue des Suisses.


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