Un bon copain, un ami, intelligent, cultivé et distingué. Un
poil distrait. Un zeste soupe au lait. Nobody is perfect. Il aimait copier la
présentation de mes cahiers reconnaissant toutefois, flatteur, qu’ « il
est des imitateurs qui n’imitent pas mal mais des imités qui sont
inimitables ». Lui aussi avait choisi de se perfectionner sur Bernoulli ou
Joukovski à SupAéro. Il fit une brillante carrière dans les hélicoptères.
A l’issue des Arts, il convola avec Anne et m’invita à être
son faux témoin. Ce que je fis fort bien.
Une carte de vœux de temps à autres, une rencontre
épisodique, une réunion de promo et les années, les décennies, passèrent. Ce
jour-là, j’attendais ma petite fille à la sortie des classes à Nogent. Que
vois-je ? « Jean Claude ! Que fais-tu ici, si loin de ton Salon
de Provence ? » Il attendait sa petite fille. Elle était dans la même
classe que la mienne !
Le sort avait choisi. On ne se quitta plus nous retrouvant chaque
année pour une semaine d’aquarelle en de jolis coins de France et bien plus souvent
encore autour d’une table où Anne savait nous éblouir de son expertise : soupes
raffinées, homards grillés, gigot aux herbes, confit de canard sans oublier l’inoubliable
moussaka ou le divin ris d’agneau aux cèpes. La place me manque...
On vous aime, amis très chers.

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