810.2026.Jean-Claude

Un bon copain, un ami, intelligent, cultivé et distingué. Un poil distrait. Un zeste soupe au lait. Nobody is perfect. Il aimait copier la présentation de mes cahiers reconnaissant toutefois, flatteur, qu’ « il est des imitateurs qui n’imitent pas mal mais des imités qui sont inimitables ». Lui aussi avait choisi de se perfectionner sur Bernoulli ou Joukovski à SupAéro. Il fit une brillante carrière dans les hélicoptères.
A l’issue des Arts, il convola avec Anne et m’invita à être son faux témoin. Ce que je fis fort bien.
Une carte de vœux de temps à autres, une rencontre épisodique, une réunion de promo et les années, les décennies, passèrent. Ce jour-là, j’attendais ma petite fille à la sortie des classes à Nogent. Que vois-je ? « Jean Claude ! Que fais-tu ici, si loin de ton Salon de Provence ? » Il attendait sa petite fille. Elle était dans la même classe que la mienne !
Le sort avait choisi. On ne se quitta plus nous retrouvant chaque année pour une semaine d’aquarelle en de jolis coins de France et bien plus souvent encore autour d’une table où Anne savait nous éblouir de son expertise : soupes raffinées, homards grillés, gigot aux herbes, confit de canard sans oublier l’inoubliable moussaka ou le divin ris d’agneau aux cèpes. La place me manque...
On vous aime, amis très chers. 

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