ne pratiquait
pas le bel canto.
Quelquefois, après le repas,
il fredonnait le Postillon de Longjumeau.
« Mes amis, écoutez I‘histoire d'un jeune et galant postillon
C'est véridique, on peut m'en croire ...
Quand il passait dans un village,
tout le beau sexe était ravi »
L’histoire n’était pas tragique
et même un peu leste
« S'il versait parfois une
belle, ce n'était que sur le gazon »
Mais la famille attendait le
refrain :
« Oh! oh! oh! oh! qu'il
était beau,
qu'il était beau, qu'il était beau,
le Postillon de Longjumeau! »
Et là, à chaque fois, d’émotion, mon
petit frère fondait en larmes.
Émus, nous l'étions aussi, mais nous savions cacher les nôtres.
Heureuse époque, heureuse famille !


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