Un ami de mon père nous prêtait son pointu.
Aux îles, une journée de bonheur absolu.
Sous les grands pins d’Alep, par un chemin ombré
Bordé de fleurs de myrte, de lavande et de thym
Mêlées avec les cistes ainsi qu’au romarin,
On cherchait une crique pour nous y installer
La serviette étendue sur les posidonies
On passait les rochers aux pointes acérées,
Pour aller se baigner en se tordant les pieds.
L’eau était fraiche et pure. Qu’on était bien ici !
Du panier de ma mère, on sortait les assiettes
La tomate en salade, le pain et l’omelette,
Une pissaladière et les fruits de saison.
La bouteille d’eau fraiche, succulente boisson.
Et puis venait la sieste, au moins pour les plus grands
Chercher les arapèdes, c’était pour les enfants.
On retournait le soir, fatigués et rompus
C’était je l’ai bien dit, le bonheur absolu.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Commentaire