856.2026.Un dîner de roi

La daube qui mijotait sans fin sur la vieille cuisinière à charbon de Marraine Jeanne.
La ratatouille de Mémé Pascal avec toutes les richesses du Midi harmonieusement mêlées
La pissaladière de Nicola encore dégoulinant d’huile d’olives
La merveilleuse soupe au pistou qui tenait droite la cuillère chez Fifine
La socca des caves Ricord arrosée (sans modération) de Mostaganem ou de Mascara
Le panier d’oreillettes apporté par tante Rose qui nous venait de Montfort
Le pan bagnat regorgeant d’ingrédients, tout imbibé d’huile et prêt pour l’excursion aux Îles
Les succulentes tomates farcies de Mme Audoly, confites, ratatinées des heures entières
Les petits farcis de ma Mère et le succulent fond de plat qu’on se disputait avec mon frère 
Les gnocchis de mon Père qu’il roulait cérémonieusement à la fourchette le dimanche matin
Les sanguins de Charlot longuement marinés dans leur bocal d’huile aux herbes
Le modeste mais si délicieux pain grillé frotté d’ail de mon Pépé
L’aïoli de Mme Hugues aux poulpes péchés la veille par son mari et son odeur d’ail si tenace
La soupe de poissons ou la bouillabaisse qu’on dégustait au Mal Assis sur le vieux port
Les beignets de fleurs de courge tout en délicatesse de ma Maman chérie
Les 13 desserts de chez Noël : dattes, bugnes, ganses, pompes à l’huile, fougassettes 
La polenta de Mémé Lucie et le fond de casserole grillé à déguster comme un bonbon ...

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