Sur
l’estrade, cinq musiciens et leur chanteuse invitent le public à la valse ou au
tango.
Soudain l’orage menace, la pluie commence à se manifester à larges
gouttes.
Stoïques, les musiciens espèrent encore l’accalmie mais la chanteuse a
déserté la scène. Son micro sur pied demeure, stupide, en place. Les spectateurs
se sont planqués dans leurs voitures.
Brusquement, à mes yeux éblouis, une boule de feu apparaît,
sans signe précurseur, comme par magie, posée sur le micro. Lumineuse, colorée,
elle me semble y demeurer longtemps. Immobile.
Et puis, sans hâte, prenant son temps, elle descend le long
de la perche du micro, chemine en suivant le câble et poursuit sa route vers la
boulangerie dont le compteur alimentait en électricité le spectacle. Les
curieux, les moins froussards, se précipitent sur les lieux. La boule a pénétré
dans le magasin, laissant brûlée la trace de son passage sur les murs puis s’est
évanouie en disjonctant le compteur.
Je venais de voir l’étrange phénomène de la foudre en boule.
Les doctes s’y cassent la tête. Mais n’est-ce
pas une nouvelle preuve d’intelligence de la Nature, elle qui sait maitriser
les plasmas électromagnétiques stables alors que l’Homme les cherche encore
dans ses tokamaks gigantesques.
Pour
ma part, je suis heureux d’avoir vécu l’aventure des sept boules de cristal.


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