808.2026.Daniel

 
L’Olympe comptait aussi Daniel. Un être un peu étrange. 
Toujours prêt à vous déstabiliser par un raisonnement si subtil 
qu’un interlocuteur peu averti pourrait trouver peu compréhensible. 
Trésorier de l’Assos, il s’occupait avec sérieux des finances de la promo. 
A l’issue de son cursus arzémétiesque, il avait choisi d’entreprendre une thèse. 
Excellente occasion de poursuivre une agréable vie estudiantine à la Cité U, pavillon Deutsch de la Meurthe.
Ici pas de contrôle tatillon des visiteuses comme aux Arts, ici la liberté totale. Et c’est ainsi que de jeunes et jolies demoiselles
étaient admises à venir réviser la langue de Molière. 
Parmi elles, la plus jolie, courtisée par tous ces brillants jeunes gens, 
attirant les regards admiratifs par sa blonde chevelure, ses yeux d’eau, sa taille élancée et son port gracieux. 
Je veux parler de Maria et tu m’excuseras Daniel de te délaisser un peu à son profit.   
Bref, une cour empressée et fervente entourait la blonde suédoise. Mais c’est Daniel qui sut la séduire. 
Je revois encore, 70 ans après, lors d’une réunion de l’Olympe à Cannes, 
l’arrivée de Maria chez mes parents et la tête époustouflée de mon cher Papa.
Nous eûmes l’occasion de faire plus ample connaissance et de devenir véritablement des amis lors d’un séjour en Suède
avec ce couple. Monique et Maria s’entendaient si bien. 
Le soleil de minuit, les moustiques, les Inuits, Abisko et Lapporten, la Voie royale, le sauna, la douche glacée. 
J’en parlerai peut-être à une autre occasion.
Mais, la vie ne fut pas toujours rose pour ces amis. Des années de chômage et puis, un jour, 
elle nous a quittés Maria la belle suédoise. 
Chapeau à Daniel qui sut faire face à ces périodes difficiles avec courage, conforté par l’amour de ses enfants.

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