839.2026.Au pays des ancêtres



Tintin était un citadin. Un vrai. Libre. 
Pas difficile à nourrir.
Il allait saluer chaque jour les cuisiniers du Martinez (5 étoiles s’il vous plait) ou son ami Graille, le boucher du Suquet.
Toute la journée, il promenait en ville où il avait ses copains. 
Tout le monde le connaissait. Je n’étais alors que le jeunot qui accompagnait Tintin.
Un jour la famille décida d’un voyage au Piémont. Bien sûr, on l'emmena.
Lemma, un village perdu dans la montagne. On y laissait la voiture et fallait poursuivre à pieds vers Lod Bounet. 
Le quadrupède citadin découvrait la nature : des chemins non goudronnés, des machins pleins de feuilles plantés un peu partout.
Et, vous savez quoi ? Des aliens bizarres avec une petite tête, un petit chapeau rouge dégueu, une bouche en forme de bec, un corps recouvert de plumes. Bipèdes aussi mais plus petits que les autres. 
Et quel langage incompréhensible. Et ça mange des graviers et les graines qui trainent. 
Alors, Tintin fonce. Les aliens s’échappent. Elles se dandinent, caquètent, se jettent dans la pente écartant des ailes inutiles. Bref. La gent avicole se trouve éparpillée au grand dam des paysans du coin.
Nous passâmes notre chemin ignorant l’affaire.
Ainsi furent les premières vacances de Tintin au pays des ancêtres.     

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