L'aube ne tardera pas.
Des écharpes de brume
flottent encore.
Tout est calme. Tout est
serein.
Les bêtes sont à
l'étable.
Quelques mugissements
troublent le silence.
Le ru limpide murmure
entre les pierres.
Là-bas, au fond du
village, la cloche de l'église attend son heure.
Bientôt il faudra se
lever.
Couper l'épeautre,
tailler la vigne, soigner les bêtes.
Une rude journée de
paysans, courageux, silencieux, travailleurs.
Tout est calme. Tout est
serein.
Pourtant, une lueur
rousse veille derrière une fenêtre.
Juste à côté du vieux
puits abandonné.
Celui dont personne
n'aime s'approcher à la nuit tombée.
La brume passe devant la
vitre, la lumière vacille.
Et dans Mésigny-le-Vieil,
soudain, le matin semble attendre.
Tout est calme. Tout est
serein.
En apparence.






